Who iz…

… Léa Silhol


Épisode I : Tracé biographique

LS est née en à Casablanca, quelque part entre le Rick’s Café et la mer, en 1967 ; un 3 janvier, comme l’un de ses maîtres ès imaginaire, un certain John Ronald Reuel Tolkien. Son père est juif séfarade, sa mère est catholique, et française. Elle entre en France à l’âge de six mois, sortie du Maroc en fraude, en pleine ‘guerre des six jours’, grâce à une ambassade de France complice, dans un avion que Bogart lui-même aurait pu affréter.

À l’âge de cinq ans, les livres sont déjà ses meilleurs amis. À neuf ans, elle commence à écrire, mais ne veut faire carrière que comme officier de cavalerie au Cadre Noir, les chevaux étant la plus ancienne et tenace de ses passions. À treize ans, son goût pour la mythologie l’amène à considérer une carrière d’archéologue, et à apprendre le latin et le grec ancien. À quinze ans, elle reçoit ses premiers prix littéraires, donc celui du ‘Concours de la Résistance et de la Déportation’, et s’enfuit à Londres (en night-clubs) en en Écosse (en selle) à chaque occasion. Mais, dès seize ans, c’est la musique qui l’absorbe, et c’est en tant que musicienne qu’elle recevra ses awards suivants, avec, déjà, une certaine allergie au principe de ‘célébrité’. Plus assidue en Club de Débat, chez Amnesty, et sur les cordes de sa guitare basse qu’en cours, elle programme des émission pour les radios libres et écrit des discours destinés à être beuglés sur les barricades des manifs estudiantines.

En 1986, elle étudie les Beaux-Arts, et arpente l’Irlande pour la première fois. Rendant visite à des prêtresses wiccan en Eire et à des membres du Sinn Fein en Ulster. C’est à Belfast, armée seulement d’un appareil photo, qu’elle fait face pour la première fois à un fusil mitrailleur (anglais).

En 1991 elle quitte la Fac de Lettres où elle a étudié les arts visuels, la comm’, les religions et la mythologie, et travaille un temps à l’INRA, comme maître-serriste et laborantine en entomologie, avant de créer en 1995, (avec des comparses tels que l’illustrateur Dorian Machecourt et l’essayiste et anthologiste Natacha Giordano), la première association française consacrée à l’étude du mythe du vampire. En 1999 elle est, de même, l’une des fondatrices des Éditions de l’Oxymore, où elle sera Directrice artititique et littéraire. Elle y publiera auteurs connus et inconnus indifféremment, relançant (dit-on), la carrière de Tanith Lee en France, mais contribuant également à ‘lancer’ plusieurs plumes importantes de la jeune génération.

Elle partagera son temps entre le métier d’éditeur et celui d’auteur entre 1999 et 2006, date à laquelle elle devient, (à son grand dam) « auteur professionnel à plein temps ». elle interrompra cette activité en 2009, retournant à sa passion principale (la musique), et à l’exploration de deux villes souvent représentées dans son oeuvre : New York, et Venise. C’est sous leur ombre qu’elle écrira, entre 2009 et 2013, quelques 60 volumes inédits à ce jour, dont 8 consacrés à sa cité mythique d’Isenne, une trentaine à la maison de Nevermore, ainsi que de nombreux opus de slam / lyrics, et deux romans supplémentaires du cycle de Vertigen (opus zéro et… quatre, zappant allègrement le n°3)

Sa position intraitable concernant le droit des auteurs l’a amenée, après avoir ‘claqué la porte de l’édition’ en 2009, et refusé tout nouveau contrat éditorial classique, à prendre en 2013 les rênes de l’Agence Nitchevo, en opposition, notamment, au projet gouvernemental « ReLIRE » (aka : « loi sur les ouvrages indisponibles du XXème siècle ». L’antenne éditoriale de cette même coopérative d’artistes, la Nitchevo Factory, est désormais son éditeur exclusif, et a commencé à republier ses travaux en 2015.

Elle ne cessera jamais d’être à ses propres yeux, davantage qu’un ‘auteur’, une militante passionnée ; pour les droits humains en général et celui des artistes en particulier, le peuple tibétain, l’opposition à l’extrême-droite, la protection des enfants, la préservation des océans et, depuis 2010, contre les galgueros espagnols. Cet aspect se retrouve fortement dans son travail d’auteur (en particulier dans le Dit de Frontier) et dans la fondation, en 2002, d’Auteurs Sans-Fascisme, collectif opposé au FN.

Elle ne cache pas être politiquement de gauche, humaniste, écolo et végétarienne, et considère que ses textes sont autant constitués de sa fascination pour l’âme humaine, le pas des cavaliers et la beauté du monde (en positif) ; que des avions des exilés, de l’ombre des croix gammées, et du faciès des fusils à Belfast (en négatif). Les barricades sont, de son propre aveu, l’endroit où elle aime le plus à rencontrer ses lecteurs. Ils ont conjointement planté, en 2007-2008 des centaines d’arbres en Écosse, dans le cadre d’une entreprise de restauration de la grande forêt calédonienne.

Elle vit actuellement en Occitanie, dans les Cévennes, avec son compagnon de longue date, l’ancien éditeur Greg Silhol, leurs deux enfants (à présent grands) par intermittence, les dizaines d’érables japonais qu’elle cultive avec passion depuis ses douze ans, une chatte lunatique, et trois lévriers galgos & podencos rescapés des massacres en Espagne.

Episode II : carte bibliographique

Adverse à l’idée même de ‘genres’ en littérature, LS lit voracement de la philosophie, poésie, ouvrages critiques, romans et nouvelles de toutes couleurs, et écrit de même, considérant que c’est le thème dicte le style, le ton, et le ‘genre’, et jamais l’inverse.

Ses premiers textes courts ont été publiés dès 1998, son premier recueil de nouvelles Contes de la Tisseuse en 2000, et son premier roman La Sève et le Givre en 2002.

Sont parus à ce jour, en sus des précédemment cités, les opus de fantasy mythique / féerique  du cycle Vertigen et le recueil La Tisseuse, contes de fées, contes de failles (recueil, 2004). Les opus de fantasy urbaine du Dit de Frontier. Le recueil fantastique / SF / littérature générale Conversations avec la Mort (2003) ; l’opus de littérature expérimentale / arts-croisés Fovéa  ; et le chapbook crossover (avec le photographe Mad Youri) Flexing the Echo. Le diptyque Sacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs (2016) est de même composé de textes de fantasy classique, de fantasy teintée de renaissance italienne (la séquence d’Isenne), de fantasy urbaine / contemporaine, de réalisme magique et de non-genre. Le roman Sous le Lierre (réalisme magique, mai 2016) se déroule dans la forêt mythique (ou qui devrait l’être) de Savernake juste avant la Seconde Guerre Mondiale, et le cycle cyberpunk (entre autres) du Seppenko Monogatari essentiellement en Asie (Japon et Corée du Sud).

Une centaine de ses textes courts de couleur fantasy, fantastique, polar, SF, cyberpunk, littérature générale et poésie sont parus, rédigés en français ou en anglais, en France et aux USA. Elle a également dirigé une quinzaine d’anthologies, deux revues, et deux livres théoriques sur l’imaginaire ; rédigé nombre d’articles et de critiques littéraires sur le même sujet ; conduit des interviews, et écrit pour la Radio.

Elle affirme, depuis le début, que l’intégralité de ses textes sont liés entre eux, appartenant à ce que l’on surnomme volontiers sa ‘Trame’, divisée entre plusieurs grands axes : le cycle de Vertigen (dont les volumes principaux sont : La Sève et le Givre, La Glace et la Nuit, Avant l’Hiver), le Dit de Frontier (Musiques de la Frontière, Possession Point), Le Seppenko Monogatari (4 volumes à ce jour), et la séquence d’Isenne (Sacra, et au minimum treize volumes à venir).

La démesure, la révolte et le feu sacré restent, encore et toujours, ses thèmes de prédilection, quels que puissent être les vêtements et les voix qu’ils empruntent pour s’exprimer.

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